lundi 16 septembre 2013

460° Le point sur le Point et autres ponctuations.








L'incitation à la violence et à la délinquance ne vient pas toujours de là où on l'attend.

Je prends l'exemple de l'hebdomadaire  le Point.
Dont voici, pour rappel, certaines « unes » de l'année écoulée :

Sur photo en gros plan de François Hollande :
  • Pépère est-il à la hauteur ? (11)
  • Fini de rire (17 mai 2012)

Sur la religion :
  • Le spectre islamiste (3 février 2011)
  • Cet islam sans gène (1° novembre 2012)

Sur l'économie :

  • La France des enfants gâtés (25 octobre 2012) 
 où les enfants gâtés ne sont pas les patrons du cac40 ni les milliardaires et autres oligarques, mais : « l'EDF, les intermittents, les intercommunalités, les régimes spéciaux et les comités Théodule ».

et enfin, un des must, celle d'aujourd'hui, 12 septembre 2013 :




Moi, je propose une autre rédaction :

Conservons "Les Persécutés". On va remplacer la ligne:

« Entrepreneurs, professions libérales, artisans » par

«  Braqueurs, dealers, escrocs »

puis continuer à substituer le texte par des équivalents :

au lieu de :

«  comment résister à la paperasse, au fisc, 
à l'inspection du travail et à l'URSSAF », 
  
on va mettre :

«  comment résister à la police, à la BAC, aux douanes, 
aux services des fraudes et au fisc »...

J'imagine le scandale que ferait pareille couverture dans l'opinion publique.
Pourtant, peu de différence, après tout...
On s'adresse aux gens soucieux d'échapper à l'ordre républicain, et on leur suggère quelques filons pour continuer leurs méfaits en toute impunité...

Cette couverture est également une forme d'aveu : si les pauvres entrepreneurs, professions libérales et artisans éprouvent le besoin d'échapper aux contrôles de l'état, c'est qu'ils ont délibérément choisi la voie de la délinquance. Sinon, ils ne risqueraient rien...

D'autant plus qu'à une époque où il devient banal de considérer que la dissimulation fiscale relève davantage de l'habileté managériale que de la délinquance, tous les contrôles ne sont pas destinés à percevoir des impôts : ceux de l'inspection du travail, par exemple, concernent la santé et parfois la vie des travailleurs... 



Nous vivons dans des eaux troubles. Petit à petit, la grande délinquance en col blanc devient institutionnelle et les médias focalisent la haine populaire sur les voleurs de bicyclettes.

La délinquance fiscale et financière s'identifie tantôt à de la bonne gestion, tantôt au fait du prince que tolère parfaitement une nouvelle féodalité patiemment tissée par les médias auprès des foules crédules, qui recommencent, deux siècles et demi après la révolution, à penser que sans roi ou sans empereur, pour ne pas dire sans dictateur, rien n'est possible. 








Qu'est-ce que le sectarisme ?

Depuis des années, chaque fois que je frotte mes opinions de gauche à un public, ou même un cercle de copains de droite, on m'accuse d'être « sectaire ».
« A gauche, on ne peut pas discuter avec vous, vous êtes sectaires ».

Or, ce que signifie « sectaire » dans l'absolu, et en particulier appliqué aux gens de gauche, jamais aucun droitiste n'a pu me l’expliquer.


Dans la grande débâcle de l'UMP, où les débris du navire commencent à flotter épars sur des kilomètres d'océan politique, Fillon, à la recherche de quelque chose qui n'aurait jamais été dit, (ce qui, à droite, est tout de même une gageure ! ), labourant le sillon tracé par Sarkozy pour effacer les « frontières politiques », déclare qu'entre le FN et les socialistes, il votera pour « le moins sectaire ».


Ce que dénonce maintenant Copé, après avoir pendant des années soutenu bec et ongles Sarkozy dans sa dérive droitière et son école « patrickbuissonnière ».
Copé encore , qui, après cela, lorsqu’il s'est agi de collecter des sous pour pour payer la dette du parti, avait affirmé sans se sentir ridicule qu'il s'agissait de « sauver le seul parti de droite et du centre »...

Ce qui permet à Borloo, qui ne représente que le café du commerce, assisté de Bayrou, qui préside à l'arrière-salle, de dire maintenant qu'un tel parti est mort cette semaine...
Tout cela me renforce dans mon idée que le centre, c'est une droite hypocrite. Le centre est toujours allié à la droite, vote toujours avec la droite, (ou s'abstient). C'est l'optimisation du culte de l'opportunisme et de l'absence de ligne de conduite qui me permet d'affirmer que, finalement, « le sectarisme » bien compris, s'il doit signifier qu'on a des convictions et qu'on s'y tient en toute circonstance, serait une vertu politique plutôt qu'une faiblesse...

D'abord, pourquoi vouloir effacer les frontières politiques ? Sans aucun doute pour tenter de noyer les idées maîtresses de ceux qui en ont, qui possèdent un programme solide et idéologique dans le vaste maelström du discours électoral de basse politique et de marketting appliqué à l'idéologie. .

Ceux qui bâtissent leur richesse en gérant les situations avec opportunisme au plus grand mépris du bien commun, des valeurs républicaines, des idées de progrès et des plans de construction sociétaux ont de bonnes raisons de détester les idéologues. Pensez donc : Vouloir faire passer le bien de tous, de tous ces gueux, avant leur richesse personnelle, et l’expansion de leur portefeuille... Et du coup, compromettre l’achat de leur nouvelle Mercedes, du joli bateau repéré dans le port d'Antibes et de leur villa avec vue sur la mer.

Car cette mentalité n'est pas l'apanage des grands milliardaires. On s'imagine vite, trop vite, avoir changé de caste dès lors qu'on a eu un peu de chance en affaires... Le virus s’attrape très jeune: le moindre vendeur de fringues ou le plus modeste coiffeur n'a de cesse de se parfumer avec un grand nom, de porter avec ostentation des vêtements estampillés, des montres de marque comme si elles donnaient une heure plus juste, et de mettre ses pieds dans des chaussures qui lui ont coûté plusieurs jours de travail.


Si un sur dix mille réussit à poursuivre cette ascension, c'est celui-là qui deviendra en toute priorité un fraudeur fiscal et un mauvais patron.

Alors, vive le sectarisme s'il doit désigner ceux qui ont de vraies convictions.
Vive le sectarisme s'il doit nous différencier du prédateur droitiste prêt à faire feu de tout bois. 

Au caniveau les arguments fondés sur des mots sans signification, sur des slogans sans fondement, sur des éléments de langage en forme de litanie et des fausses certitudes basées sur la puissance médiatique.



lundi 2 septembre 2013

459° France 2, source de culture et parangon de langue française.








Comme j'ai un appétit solide, je regarde souvent le journal de France 2 pendant mes repas. Aujourd'hui, c'était le 13 heures, présenté par Elise Lucet.

Premier sujet : la rentrée des profs. L’image montre une enseignante novice de C.E.2 et C.M.1, Claudine, accueillie par le directeur d'une école de Saint Priest, , qui lui explique comment mettre les élèves en rang.

« On met un rang ici et un là, de façon à ce qu'on voye (vouaille) bien de partout les élèves. »

Ensuite nous découvrons, Vincent, 11 ans, sans doute issu d'un des ces sanctuaires de la langue française. Vincent entre en 6°, et il est inquiet de ne pas retrouver au collège tous ses copains d'école. Alors il leur écrit sur son ordinateur, et nous lisons par-dessus son épaule :
« Salut. Dans quelle collège tu es ? »



Ensuite, et après d'autres actualités, le journal nous offre en cinq épisodes de quatre ou cinq minutes chacun, une visite du Taj Mahal. Déjà, on est impatient d'y entrer, de voir, d'explorer...
Eh bien non. Pendant les cinq minutes de cette première partie, le Taj Mahal ne servira que de fond d'image pour montrer des touristes qui font les clowns, se photographient en prenant des poses simiesques devant le monument, et des guides dont on nous montre le visage en gros plan pendant qu'on espère voir les merveilles qu'ils décrivent...

Fin de la semaine:
Mes craintes se confirment: 
le mardi, on nous montre le fleuve Yamuna qui passe devant, et on nous explique longuement que la baisse de niveau du fleuve compromet les fondations de l'édifice, que l'on ne voit toujours qu'en image de fond. 
Le mercredi, nous visitons la ville d'Akra, située en face, ses autres monuments, son marché et ses ruelles médiévales. L'histoire du prince bâtisseur et de son épouse, dont la Taj Mahal est le mausolée, est montée sur une scène de théâtre voisine. On fait connaissance avec l'acteur principal et on voit en boucle la scène de la mort de la brave princesse.
Le jeudi, coup de caméra sur la vie des guides, des jardiniers, et sur le quartier des artisans dont certains travaillent de père en fils à la restauration du monument. Le Taj n'est toujours qu'un fond d'image.
Le vendredi, dernière émission. On se dit: cette fois-ci, on va le visiter... Non! Juste quelques chantiers très partiels de restauration, une entrevue avec l'architecte, un nouveau sketch de la pièce de théâtres, quelques touristes qui font les clowns et un vendeur de photo-souvenirs qui court des jardins à son imprimante et revient en courant vendre ses photos. Passionnant. Du monument, on ne voit que brièvement deux cénotaphes supposés être ceux du prince et de sa princesse, mais le commentateur nous explique qu'il y a des vrais tombeaux, cachés au public, et des faux, auxquels ils ont accès. On ne sait pas trop lesquels on a brièvement entrevu. Petit zoom sur la mosquée qui est à l'intérieur du monument, et fin du dernier épisode. Les coupoles, salles et merveilles que le monument contient forcément (il semble immense), resteront cachées de nos regards...





L'année commence sur les chapeaux de roues. Pour se perfectionner en français, je propose que les activités de nos nouveaux temps choisis soient consacrées au rap et niktamer (une superbe nouvelle langue) en lieu et place des fables de la Fontaine et de notre théâtre classique, et que l'initiation à la photographie devienne un concours de grimaces au lieu de s’appesantir longuement sur les mystères du cadrage, de la composition de l'image et de la saturation des couleurs.

Soyons moderne, à l'image de feu notre ministre de l'enseignement supérieur, qui disait :


A France 2, en tout cas, on est déjà à jour... 

Allez ne démolissions pas tout, et donnons un coup de chapeau aux remarquables émissions de Jean François Ziegel, « La boîte à Musique », très efficaces initiations à la musique qui, pour mieux rencontrer le public qu'elles méritent, sont diffusées le dimanche soir à 23 heures...

© fotolia.com




samedi 24 août 2013

458° Les dernières de la ManiP pour tous






L'information de l'été a été dominée par les événements d'Egypte et de Syrie, mais les errements de Poutine dans sa barbare Russie ont permis aux luttes LGBT de ne pas passer complètement aux oubliettes des médias.

Pourtant, les manifs-pour-tous et autres croisés de l'inégalité citoyenne ont fait tout ce qu’ils ont pu pour rester à flot du concert de l'actualité, mais entre leur manque d'à propos, leur mauvaise foi, -si j'ose dire-, leurs mauvaises fréquentations et un peu de malchance, le résultat de leur agitation estivale est plutôt contre-productif. Un petit avion a entrepris de tirer le long des plages une banderole « manif-pour-tous », mais il s'est écrasé près de Château d'Olonne... (sans faire de victime). Dans la même région, les veilleurs ont entrepris une marche de Rochefort vers Paris, espérant faire escale à Notre Dame des Landes où ils avaient entendu parler d'un noyau de contestation. Las : les contestataires de Notre Dame des Landes, malgré le nom du lieu, les ont jeté comme des malpropres en leur expliquant que leur contestation, à eux, passait plutôt par les libertés individuelles, le droit à la nature et à la liberté sexuelle...

Hélas encore : une marche de Rochefort à Paris, c'est plus long qu'une procession du saint sacrement, et les pèlerins qui accomplissent toute la distance se comptent sur les doigts d'une main. Quelques sympathisants se joignent bien à eux sur quelques centaines de mètres dans la traversés des villes, mais si le cortège était imposant, il y aurait des photos... Or la plus explicite, sur leur page Facebook, montre une foule de quinze manifestants à Carnac ! S'ils avaient pu en aligner davantage, nul doute qu'ils les auraient photographiés... De plus, aucun média, même réputé favorable à leur cause, n'a couvert le non-évènement...

Un ami partant pour le Togo s'est trouvé dans l'avion au début d'août avec une délégation de barjotistes arborant tee-shirts et casquettes. Hélas encore, la situation au Togo est actuellement plutôt tendue, les manifestations y sont interdites, voire dispersées dans la violence, et les problèmes internes ont dû sembler plus importants aux Togolais que l'importation d'une contestation franco-française. Encore un bide.

Ils ont aussi essayé d'exporter leur choléra au Maroc, où une importante population francophone leur a paru pouvoir
constituer un auditoire attentif. C'était compter sans la futée association marocaine LGBT « Kifkif » qui s'est empressé de donner à la chanson « Fais moi l'amour avec deux doigts » une célébrité qu'elle n'avait pas encore connue dans ce pays. La visite marocaine de Frigide a donc été annulée au dernier moment, les communautés francophones, du genre « très convenable », ayant retiré leur invitation. Et puis au Maroc, le simple fait homosexuel est déjà pénalisé, le « risque » du mariage relève donc de la science-fiction...

Alors, ils ont essayé l'Allemagne. Munich, le berceau du nazisme. Ils se sont dit que là, ils allaient peut-être trouver des auditeurs.

Bingo : ils en ont trouvé un : le leader du parti néo-nazi NDP Karl Richter. A part cela, ils se sont fait huer et conspuer sur la place publique, avec leur leader néo-nazi. Ils n'avaient pas perçu que l'homophobie est une spécialité vaticane, et qu'en Allemagne comme en Hollande et en Scandinavie, les protestants sont plutôt tolérants sur le sujet.
La manif pour tous se démarque énergiquement sur son site,  affirmant que ce nazi n'était pas attendu et qu'il s'est incrusté dans le rassemblement. Mais la faute à qui si ce mouvement homophobe, inégalitaire et castrateur attire les fachos à lui comme un aimant attire la ferraille ?

Il faut assumer ses idées.... Prétendre priver les homosexuels de droits civiques tout en affirmant ne pas être homophobe, c'est un tour de passe-passe qui se heurte au bon sens et ne conquiert pas les esprits cartésiens...

Ils ont aussi essayé Rome, où ils pensaient trouver assez de cathos pour faire une procession. Hélas, ce jour là, le nouveau pape déclare qu'il ne faut pas rejeter les homos et la foule espérée devant le parlement se résume à un sitting de deux cents égarés... 

De plus, de graves dissensions déchirent le mouvement de l'intérieur, et le profil « amour avec deux doigts » de l'égérie Frigide passe mal auprès des hyper-cathos d'hyper-droite qui constituent le gros des troupes. La dévouée Laurence Tcheng et le peroxydé Xavier Bongibault semblent désormais exclus du trombinoscope officiel : le public leur préfère Ludovine de la Rochère, plus présentable dans les salons parisiens. ...

Entre temps, la loi est passée et ses bienfaits se répandent sans tapage dans le pays, comme dans les autres pays qui en bénéficiaient déjà. Le ciel n'est toujours pas tombé sur nos têtes, et si notre civilisation semble bien souffrir de quelques prurits, ce n'est clairement pas le mariage pour tous qui en est la cause.
Ce pauvre Bongibault, qui s'efforce de faire croire au bon peuple « que la majorité des homosexuels français serait hostile au mariage pour tous » , fort d'avoir comparé François Hollande à Hitler, continue dans le bon goût, parlant maintenant d'Hiroshima et de rafle du Vel d'Hiv... 

Il n'y a plus guère qu'Hervé Mariton qui continue à clamer que « la loi sera abrogée si l'UMP revient au pouvoir », ce qui paraît hypothétique à bien des égards. Il faudrait déjà que l'UMP survive aux dissensions qui la déchirent, qu'elle gagne des élections en tant que telle, et si par aventure elle y parvenait, rien ne dit que le mariage pour tous, qui sera alors en vigueur depuis des années, sera la première préoccupation des Français. . Cela fait beaucoup de « si »...
Il y a chez ces gens-là une douloureuse obstination qui relève de la pathologie... Comme ils semblent malheureux de ne pas réussir à persécuter davantage une minorité qui a déjà, pendant un bon millénaire, enduré les progroms, persécutions et bûchers que leur religion d'amour lui a prodigués aux termes de jugements iniques légitimant les plus basses vindictes populaires.

Sentir glisser de vos doigts le pouvoir discrétionnaire détenu pendant des siècles et soigneusement entretenu par Torquemada, Staline, Pétain et Hitler, de passer ses petits nerfs et ses mesquines frustrations sur une minorité qui ne demande qu'à s'aimer en paix, ça doit être rageant...

Comme l'espoir fait vivre, avec cette foi du charbonnier, ils continuent à gratter. Dans une cave de Saint Germain des Prés, réputées pour leur grande taille, ils ont réuni une foule à la mesure de l'évènement  pour lancer « l'avenir pour tous » , une structure destinée à remplacer la manif pour tous, dont ils ont été dépossédés.
Cet article publie une liste intéressante de députés et personnalités qui les soutiennent encore. A ressortir aux prochaines élections...

Les 14 et 15 septembre, ils vont également tenir raout au Parc Floral de Paris, avec de sténors comme Denis Tillinac, autour du sujet «  Lobbying auprès des lieux de pouvoir ».
Tiens, ce n'est pas eux qui dénonçaient à hauts cris le « lobby LGBT » ?
Ils espèrent faire de « la théorie du genre » l'enjeu des municipales. C'est vrai que les Français n'ont que ça à penser...

Un autre de leurs projets-phare consisterait à créer une structure d'accueil « pour assister les jeunes homosexuels ».



 C'est le chien qui se mord la queue : « les jeunes homosexuels en difficulté » sont dans la merde justement parce qu'ils sont issus de familles genre « manif-pour-tous » où leur homosexualité n'est pas acceptée. 





Que pourront-ils leur dire pour les rassurer ? Leur offrir une pute comme dans « Pauvre France » ?
Heureusement, internet est le premier endroit où les jeunes gays en difficultés iront chercher des soutiens, et ils comprendront vite.
La compétence de SOS Homophobie,  qui fête l'an prochain son vingtième anniversaire ne fait plus débat. D'autres structures, comme le Refuge,  leur offrent des secours matériels immédiats, appropriés et compétents. Dans leur immense majorité, les « jeunes gays en difficulté » ont bien compris que c'est à la religion qu'ils doivent tous leurs problèmes, et ils se tourneront de préférence vers une structure laïque pour les résoudre.
En plus, comme disait Boileau : «  ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Ce n'est pas avec des communications comme celle-ci,  chiante comme un prêche de jésuite, qu'ils vont convaincre les foules égarées. Si les églises sont vides, c'est bien parce qu'on y entend trop souvent des litanies de ce genre, dont leurs sites regorgent jusqu'à plus soif.

Néanmoins, cette tentative d'exploiter la détresse des gens est symptomatique de tous les mouvements dogmatiques qui, à l'instar des ennemis de l'égalité républicaine, surfent sur l'obscurantisme pour faire avancer leurs gris-gris.
Espérons que les moyens de communication modernes qu'ils tentent d'exploiter se retourneront contre eux, dans la mesure où ils véhiculent également la raison, le savoir et le bon sens.
De toute manière, ils essaieront encore et encore, et il nous faudra nous battre encore et toujours pour faire triompher la liberté, l'égalité des droits et la laïcité.



mercredi 31 juillet 2013

457° Encore un déraillement... à France Info.





Je suis furieux ce matin. Les commentateurs de notre actualité sont, pour un certain nombre d'entre eux, des scélérats qui préfèrent la complaisance et la flatterie à la recherche de la vérité.

Ma première colère est une sainte colère, puisqu’elle se fonde sur les commentaires initiés par la déclaration du pape sur l'homosexualité.

D'abord, je conteste hautement la légitimité qui permettrait à un homme en robe qui a fait vœu de chasteté et l'a imposée à tous ses représentants de donner un avis quelconque sur la sexualité. Qu'il parle de ce qu'il connaît, et ses brebis n'en seront que mieux gardées.

La preuve, cette incompétence lui fait dire des conneries : quelle est cette honteuse commisération avec laquelle son église accueillerait aujourd'hui en son sein des gens qu'elle a brûlé pendant mille ans, et au nom de quelle condescendance se refuse-t-il à nous juger ? (Ce qui prouve qu'il y a pensé...)

Si l'un devait juger l'autre, ce serait bien le peuple homosexuel pour l’holocauste que le dogme et les croyances lui ont fait subir pendant des siècles et lui font toujours subir aujourd'hui dans certains pays où elles ont phagocyté le pouvoir et transformé la morale en ordre moral.

Mais les divagations papales sont contagieuses : combien de journalistes, de « compétents analystes » et même de professeurs de je ne sais quoi ont vu dans ce racolage papal « un grand pas en avant » ??? Même beaucoup de commentateurs gay se sont montré à ce point formatés...

Résumons : le pape veut bien que les homosexuels contribuent à remplir ses églises vides à condition qu'ils ne soient homosexuels que par la pensée, qu'ils s'abstiennent de toute sexualité, qu'ils ferment leur gueule et surtout, surtout, qu'ils ne réclament aucun droit, aucune égalité...

Votre sainteté est trop bonne... Ce n'est pas parce que nombre d'homosexuels ont accepté au fil de l'histoire de nos racines judéo-chrétiennes de courber l'échine et de considérer le mauvais sort qui leur est fait comme une fatalité qu'il doit imaginer qu'il va récupérer un troupeau de brebis bêlantes et prêtes à être immolées...

Voilà les dérives auxquelles on s'expose quand on vénère une perfection venue d'un autre monde au lieu de s'efforcer personnellement à s'approcher d'un idéal de perfection à force de travail sur soi-même...





L'autre épicentre de ma colère a gâché mon petit déjeuner, que je prends habituellement en écoutant France-Info.
 Ce matin, à 8h.58, une rubrique dite « éducation - jeunesse » traitait de « la désobéissance civile ».
Emmanuel Davidenkoff interroge un monsieur Eric Cobast, professeur associé à l'Ecole normale de la magistrature, responsable de collection à l'Etudiant, auteur notamment du Cahier de vacances Prépas HEC et de Préparer l'examen d'entrée à Sciences Po. Publicité gratuite.

Au début, ça ne se passe pas trop mal, le « spécialiste » définit l'acquisition de nouvelles libertés par un poids exercé par le peuple sur les institutions, donnant pour exemple Stephane Hessel, le printemps arabe, Anonymous, les 99 % de Wall Street et les indignés de la Puerta del Sol, réduisant superbement Martin Luther King, et Gandhi à des mentions, et passant aux oubliettes Nelson Mandela, Rosa Parks et Lanza del Vasto.

Mais à un moment, Emmanuel Davidenkoff jette une brouette de merde dans le ventilateur : la « manif pour tous», suggère-t-il, serait animée d'un esprit de désobéissance civile parce qu'elle s'est soulevée contre une mesure qu'elle estimait « pas juste » !

Et Monsieur Eric Cobast, au lieu de s'insurger contre cet étron politique et philosophique, de répondre « Tout à fait, la manif pour tous illustre le conflit entre le légal et le légitime ».

Ainsi, l'égalité citoyenne, c'est « pas juste » ? Par contre, établir deux catégories de citoyens qui n'auraient pas les mêmes droits d'accès au contrat de mariage, ce serait « juste » ?
L'oppression, l’humiliation et la marginalisation d'une communauté, c'est « légitime » ?

Si l'enseignement que reçoivent nos cadres de demain est tout entier de cet acabit, le siècle à venir s'annonce chaud et orageux. 




Alors, j'ai été sur le site de l'émission, dans les commentaires, et j'ai posté ceci :


Cette émission est une honte.

La désobéissance civile est un devoir que s'arrogent les bons citoyens pour parfaire l'égalité et élargir les droits de tous les citoyens.
Or, j'entends votre journaliste dire que "la manif pour tous" relèverait de la désobéissance civile, et votre professeur spécialiste acquiescer cette inanité.

C'est tout le contraire. C'est la demande du mariage pour tous qui est une authentique désobéissance civile, parce qu'elle tend à étendre les mêmes droits à tous les citoyens et qu'elle le fait sans tromperie ni violence.

Elle est dans la ligne des Martin Luther King, Gandhi et Nelson Mandela qui ont œuvré pour l'égalité des droits.

La manif pour tous est une faction qui tend à établir l'inégalité des droits, à marginaliser une communauté, à classer les citoyens en catégories pour mieux en maltraiter certaines, elle prétend interdire à certains citoyens un droit que ses affidés possèdent déjà...

Vous noterez au passage qu'elle agrège comme un aimant tous les fascismes, droites extrêmes et religions intégristes qui sont des ennemis historiques de l’égalité et de la démocratie.

Honte à votre journaliste et à ce "professeur" de propager des idées de haine, de ségrégation, d'inégalité citoyenne et d'homophobie.

Et mon commentaire est en attente de validation par un modérateur. 

Validera, validera pas ?







12 heures plus tard, toujours pas validé...
36 heures plus tard, ça déraille effectivement.
Mon commentaire n'a pas été publié, -merci le débat-, mais un autre commentaire sur le sujet du lendemain  (peindre par téléphone... passionnant!)  est arrivé sur le forum sans que cela retienne l'attention du "modérateur".

La Manif pour Tous tire-t-elle les ficelles de cette émission ou est-ce un foutoir indigne du service public?





vendredi 26 juillet 2013

456° Dédicace spéciale à Christine Boutin.





Saint Pierre examine, comme il le fait toujours, l'homme qui vient de frapper à la porte du paradis.
C'est un vieillard à la mine altière, avec de grands cheveux blancs coiffés et arrangés avec soin, des vêtements très anciens, mais propres et bien mis, un beau regard profond, quoi qu'un peu perdu dans le vague.

« - Qui es-tu ? », lui demande-t-il.
« - Je ne connais plus mon nom, répond l'homme. J'ai beau faire, je ne m'en rappelle plus. Tout ce dont je me souviens, c'est que j'étais charpentier. Ah ça oui, c'est sûr, j'étais charpentier. J'ai aussi un étrange souvenir : j'ai un un fils, un fils quelque part, qui n'était pas vraiment mon fils, mais qui était mon fils tout de même, et les hommes me l'ont pris... »



Saint Pierre est perplexe. L'histoire est précise. Il y a beaucoup de monde au paradis, et on ne peut pas les connaître tous, fussent-ils importants. L'inconnu serait-il Saint Joseph ? Dans le doute, il téléphone à Jésus dans son bureau et lui demande de descendre à la réception.

Jésus arrive quelques instants plus tard. Le vieillard, que Saint Pierre avait fait asseoir sur un canapé en nuage du hall, se lève à son arrivée. Les deux hommes se regardent.
« - Qui es-tu ?», lui demande Jésus.
« - Je ne connais plus mon nom, répond l'homme. J'ai beau faire, je ne m'en rappelle plus. Tout ce dont je me souviens, c'est que j'étais charpentier. Ah ça oui, c'est sûr, j'étais charpentier. J'ai aussi un étrange souvenir : j'ai un un fils, qui n'était pas vraiment mon fils, mais qui était mon fils tout de même, et les hommes me l'ont pris... »

A ces mots, Jésus paraît très ému. Ses lèvres tremblent. Il ouvre les bras, s'avance vers le vieil homme, et l'étreint chaleureusement.

« - Papa ! » clame-t-il...
Cet accueil semble raviver la mémoire du vieil homme qui, à son tour, ouvre ses bras, enlace Jésus, et s’écrie :
«  -Pinocchio ! ».



lundi 15 juillet 2013

455° Le lobby gay a encore frappé.






Mes chers cons citoyens,

Je vous mettais en garde, il y a quelques jours, contre l'effroyable invasion de gays et autres LGBT dont notre beau pays est la cible.

D'aucuns m'ont traité de Cassandre, mes imprécations étaient pourtant prémonitoires : ces infâmes fornicateurs, qui s'insinuent par tous les trous dans notre société jusqu'à en agiter les organes les plus essentiels et les plus symboliques, ont osé, lors de notre fête nationale, parer la tour Eiffel, l'emblème phallique de notre belle capitale, des couleurs arc-en-ciel qui leur servent de signe de ralliement.




Pire, ils ont assorti cette ignominie d'un discours cosmopolite qui étend l'infâme égalité citoyenne qu'ils réclament pour leurs fesses à l'ensemble des hordes, tribus et ethnies diverses et bariolées qui, de jour en jour, par une action de sape et d'usure sans cesse renouvelée, tentent de pervertir l'admirable race gauloise qui fait la grandeur de ce pays.

Ainsi, ces voyous, non contents de réclamer l'égalité dans la fornication, exigent maintenant qu'elle soit appliquée à l'ensemble des religions, couleurs et différences dont ils déclarent s'enrichir.

Heureusement, nous, défenseurs des valeurs traditionelles de ce merveilleux hexagone, avons en commun un signe éclatant qui permet de nous reconnaître : la connerie.

Et cela, personne ne nous le prendra. On ne lâchera rien.

Alors, chers cons citoyens, brandissons très haut ces idéaux qui nous dirigent vers le néant auquel nous nous sommes voués corps et âmes, assumons cette volonté de mariner dans notre jus jusqu'à ce qu'il croupisse, bannissons de nos terres ancestrales tous ces soi-disant artistes qui prétendent se livrer à de la création, comme si la seule création qui vaille n'était pas la création de toute chose opérée par notre créateur, conservons à notre tour Eiffel la magnifique couleur caca foireux qui fait sa grandeur en toute circonstance et ne nous laissons pas abuser par quelques paillettes lancées par ces envahisseurs sodomites et bigarrés qui ont réussi à détourner à leur profit une fête qui nous est chère.




Nous avons déjà beaucoup donné, puisque c'est à cette révolution, que nous devons célébrer aujourd'hui malgré nous au risque de ne plus paraître français, que nous devons la mise à l'écart de notre sainte église, qui apporte à chacun de nous tant de plaisirs et de jouissances dans nos vies amoureuses. Alors, je vous le dis, étendons la lutte contre les minarets à l'éradication des tours Eiffel arc-en-ciel ; c'est la survie de notre valeur première, de notre connerie bien aimée, qui en dépend.

Jean-Marie, repasse moi la bouteille.

Alors, chers amis, portons un toast, pardon, une tartine, à notre idéal de merde, d'inégalité citoyenne, d'exclusion des plus faibles, et pour construire notre société, appliquons à la lettre le tri sélectif gentiment suggéré par nos ennemis écologistes.

Soyons fous, soyons barjots, rêvons à une société stupide et conne dont nous serions les rois.

A votre santé..



 *  *  *  *  *  *  *  *  *



Cet effet visuel était assorti, dans la bande sonore, du refrain d'Asimbonanga, de Johnny Clegg et Savuka. C'était donc en réalité un hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela.  l'Afrique du Sud avait été surnommée la «nation arc-en-ciel» par l'archevêque Desmond Tutu qui voyait dans ce symbole la juxtaposition des différents groupes qui composent la population du pays...






vendredi 12 juillet 2013

454° Pendant les travaux, la vente continue.







Je m'esbaudis lorsque j'entends un représentant des apothicaires expliquer à la télévision que les médicaments en vente libre, c'est un scandale et une imprudence qui vont priver le « consommateur » du conseil avisé d'un boutiquier responsable.

Pour ma part, chaque fois que j'ai été acheter un médicament dans une pharmacie, je n'ai jamais entendu le vendeur s’enquérir des autres médicaments que je prenais déjà pour m'éviter une éventuelle incompatibilité.
Au mieux, il s'abstient de me proposer de substituer un générique bien meilleur marché au produit que je lui demande, et au pire, il tente de m'en placer un nouveau, plus élaboré que le précédent, plus moderne, et surtout plus cher.
Alors, les acheter dans ces conditions ou sur internet, cela revient exactement au même... Sans compter que grâce à certains sites spécialisés, on a plus de chance de découvrir l’existence d'un générique sur internet que dans l'officine d'un Purgon, même bien diplômé.

Dans toutes les officines que je connais, les premiers mètres à partir de l'entrée sont occupés par des présentoirs de produits de beauté, savons, crèmes, onguents et remèdes miracles pour maigrir sans peau d'orange dont la vente requiert davantage la bosse du commerce qu'un diplôme universitaire. On y trouve balances, brosses,, miroirs, et d'autres articles de droguerie. Les médicaments, eux, sont au fond, comme une nécessité qui justifierait le bazar de la vitrine.
Est-ce par hasard que le vocable « officine », à l'origine employé pour désigner le laboratoire d'un pharmacien, est devenu, par l'usage du langage, le synonyme d'une boutique louche avec une arrière-boutique encore plus suspecte ?

Alors, qu'on ne distribue pas des produits critiques sans le filtre d'un spécialiste, je veux bien, mais observons que les spécialistes allemands, belges, hollandais et scandinaves ne vendent rien d'autre que ces produits de prescription, et bien souvent à la pilule plutôt que par boîtes entières.



La seconde information de la semaine qui m'a fait éternuer est la mode qui saisit certains pays asiatiques comme la Corée du Sud, le Japon, et s'attaque à la Thaïlande, et qui consiste pour les créateurs de mode à rechercher leur inspiration dans les uniformes et insignes nazis, dont ils semblent admirer le look « autoritaire » sans en connaître la symbolique funeste...
Ce regrettable effet de mode risque de faire tache d'huile dans tous les pays qui méconnaissent l'histoire européenne, et par extension, dans d'autres où, pour des raisons diverses, l'antisémitisme n'est pas une abomination...
Heureusement que nous n'avons pas que des John Galliano dans le milieu des fripes de luxe, mais il va falloir rester vigilant. L'alibi de la création artistique a parfois bon dos...




Quoi d'autre dans mes mauvaises humeurs que, fort heureusement, je dissous volontiers dans l'humour ?
L'appel désespéré de Jean François Copé à la charité publique pour renflouer son beauf-club, et dans lequel il dit et fait dire par Henri Guaino « qu'il s'agit de sauver le seul parti qui représente en France la droite et le centre... »
Cela signifie bien des choses : d'abord, que le centre, c'est bien la droite... Inavouée, honteuse, certes, mais la droite.
Ensuite que son aptitude à prendre les gens pour des imbéciles n'a d'égale que l'inclination des imbéciles à le croire : aucun parti plus que le sien n'a davantage flirté avec le Front National à l'occasion d'élections locales. Jamais cette frontière n'a été aussi floue que depuis qu'il préside ce parti, et c'est lui qui vient prétendre être un garant républicain ?

Il est vrai que le flou dans les convictions, c'est une donnée promue dès 2007 par Nicolas Sarkozy, qui a fait des propositions à de nombreux élus de gauche, sans d’ailleurs en attirer beaucoup dans ses filets, et que cet abandon des convictions humanistes est devenu au fil des ans le signe auquel on reconnaît la droite « décomplexée ».

Pour eux, les convictions, c'est juste un boulet que la déontologie attache aux chevilles des arrivistes et des politicards forcenés, et c'est donc une donnée à éradiquer...

© Lucky Comics

Et pour la bonne bouche, l'alliance de la carpe et du lapin : le nouveau parti que mesdames Boutin et Bourges, assistées de Monsieur Jean Claude Martinez, ancien vice-président du Front National veulent soumettre à la crédulité des foules réactionnaires et obscurantistes aux prochaines élections. Madame Boutin a même, pour cela, démissionné du PCD, le parti chrétien démocrate dont elle était la fondatrice.

Comme Tarzan, Christine Boutin vole de liane en liane pour tenter de ne jamais retomber par terre, abandonnant sans pitié tous les dévots qui avaient souscrit à son parti démocrate chrétien pour ..  pour... bonne question !.
Il apparaît de plus en plus clairement que ses obsessionnelles gesticulations n'ont pour seul but que de survivre de son fonds de commerce, qui commence pourtant à sentir de plus en plus la discrimination et le ranci idéologique..


dozone-parody.ragemag.fr

De même que les UMPistes prétendent représenter le centre alors qu'ils fraient effrontément avec l’extrême droite, madame Boutin arrive à transformer le message de l'église, plutôt charitable à l'origine, (tu aimeras ton prochain comme toi même), en une exhortation à la haine, à la discrimination et à l'exclusion de leurs droits républicains de toute une catégorie de citoyens.

Tout cela sans être homophobe, bien sûr. Le petit lapin allié à la carpe devient petit lapin de prestidigitateur.
D'ailleurs tous les dictateurs ont justifié leurs massacres par la recherche d'un monde meilleur pour leur pays... De même que c'est pour le salut de leur âme que l'église si chère à Mesdames Boutin et Bourges a brûlé les sodomites sur la place publique jusqu'à la révolution.



jeudi 4 juillet 2013

453° La carpe et le lapin sont bien complices...









Oui, je sais : l'information, dans sa multiplicité et sa sujectivité, devrait nous esquisser le monde de demain, mais en fait, ce flot pléthorique nous submerge, et il ne manque pas de site et de blogs pour nous en abreuver jusqu'à plus soif.

Je ne retiens donc que les petits événement qui me font rire parce qu'ils sont puissamment révélateurs de la duplicité de tous nos édiles.


Le premier est l'invitation faire par Nathalie Kosciusco-Morizet à Virginie Merle-Tellenne, alias Frigide Barjot, à venir partager thé et biscuits à son QG de campagne  pour débattre du dernier cri de l'homophobie française, et s'assurer quelques électeurs cathos, s'il en reste.
Nous avons d'un côté miss Deux-doigts qui croit pouvoir refuser l'égalité citoyenne aux homosexuels « sans être homophobe », et de l'autre côté, une carriériste tous-terrains qui prétend défendre le mariage pour tous mais s'abstient de voter pour.





 Ce qui est un total manque d'intelligence, car c'est la meilleure manière de se fâcher avec les deux parties.


Nous savons de quelles horreurs Frigide est capable à notre égard, nous savons maintenant qu'en dépit de ses déclarations, le bonheur et le statut républicain des millions d'homosexuels français pèse moins lourd aux yeux de NKM que ses perspectives de carrière...


La seconde est la bataille de cils qui fait rage entre Frédéric Mitterrand et Aurélie Philipetti, le ci-devant et l'actuelle ministre de la culture.
Tout s'est précipité à la suite du limogeage de Delphine Batho. Frédéric Mitterrand, qui perd rarement une occasion de se taire, s'est répandu dans les médias en disant que « François Hollande ne s'intéressait pas à la culture »  alors que lui avait eu la chance d'être le ministre d'un président passionné de culture, et que sous sa présidence la dotation ministérielle du ministère de la culture n'avait jamais faibli.
D'abord, souvenons nous qu'avec Sarkozy, c'est surtout la dette publique qui n'a jamais faibli, attendu qu'il l'a fait croître de 800 milliards d'euros...

Quand à la passion de Nicolas Sarkozy pour les choses culturelles, souvenons nous également que la France suivait avec apitoiement les progrès de ce mauvais élève du secondaire qui, sous la houlette de l'éclairée Carla Bruni, découvrait Maupassant, Stendhal et Le Clézio à cinquante ans et cachait difficilement son admiration pour Ferdinand Céline et son aversion pour La Princesse de Clèves, dont la fine analyse sentimentale devait lui rappeler de trop mauvais souvenirs.
Souvenons nous également de sa difficile répudiation de Stallone au cinéma et de Barbelivien dans ses ritournelles musicales.

Mettre Sarkozy et « culture » dans la même phrase, c'est comme vouloir associer « cuisine » et « anglaise » Le mélange est explosif, et l’auditoire explose aussi dans un grand éclat de rire.

Rappelons-nous aussi que la politique culturelle de Frédéric Mitterrand a laissé bien peu de place à la création et essentiellement soutenu la culture des classiques du patrimoine, ce qui est insuffisant pour assurer l'éclat du phare de la culture français dans les années à venir.


Du coup, Aurélie Filipetti rétorque que « Frédéric Mitterrand n'a fait que regarder passer les trains ».  , et qu'elle, au moins, les aiguille.

Consolons nous avec ces politicailleries. La vraie politique est une chose bien trop sérieuse pour être confiée à des politiciens.