mercredi 31 juillet 2013

457° Encore un déraillement... à France Info.





Je suis furieux ce matin. Les commentateurs de notre actualité sont, pour un certain nombre d'entre eux, des scélérats qui préfèrent la complaisance et la flatterie à la recherche de la vérité.

Ma première colère est une sainte colère, puisqu’elle se fonde sur les commentaires initiés par la déclaration du pape sur l'homosexualité.

D'abord, je conteste hautement la légitimité qui permettrait à un homme en robe qui a fait vœu de chasteté et l'a imposée à tous ses représentants de donner un avis quelconque sur la sexualité. Qu'il parle de ce qu'il connaît, et ses brebis n'en seront que mieux gardées.

La preuve, cette incompétence lui fait dire des conneries : quelle est cette honteuse commisération avec laquelle son église accueillerait aujourd'hui en son sein des gens qu'elle a brûlé pendant mille ans, et au nom de quelle condescendance se refuse-t-il à nous juger ? (Ce qui prouve qu'il y a pensé...)

Si l'un devait juger l'autre, ce serait bien le peuple homosexuel pour l’holocauste que le dogme et les croyances lui ont fait subir pendant des siècles et lui font toujours subir aujourd'hui dans certains pays où elles ont phagocyté le pouvoir et transformé la morale en ordre moral.

Mais les divagations papales sont contagieuses : combien de journalistes, de « compétents analystes » et même de professeurs de je ne sais quoi ont vu dans ce racolage papal « un grand pas en avant » ??? Même beaucoup de commentateurs gay se sont montré à ce point formatés...

Résumons : le pape veut bien que les homosexuels contribuent à remplir ses églises vides à condition qu'ils ne soient homosexuels que par la pensée, qu'ils s'abstiennent de toute sexualité, qu'ils ferment leur gueule et surtout, surtout, qu'ils ne réclament aucun droit, aucune égalité...

Votre sainteté est trop bonne... Ce n'est pas parce que nombre d'homosexuels ont accepté au fil de l'histoire de nos racines judéo-chrétiennes de courber l'échine et de considérer le mauvais sort qui leur est fait comme une fatalité qu'il doit imaginer qu'il va récupérer un troupeau de brebis bêlantes et prêtes à être immolées...

Voilà les dérives auxquelles on s'expose quand on vénère une perfection venue d'un autre monde au lieu de s'efforcer personnellement à s'approcher d'un idéal de perfection à force de travail sur soi-même...





L'autre épicentre de ma colère a gâché mon petit déjeuner, que je prends habituellement en écoutant France-Info.
 Ce matin, à 8h.58, une rubrique dite « éducation - jeunesse » traitait de « la désobéissance civile ».
Emmanuel Davidenkoff interroge un monsieur Eric Cobast, professeur associé à l'Ecole normale de la magistrature, responsable de collection à l'Etudiant, auteur notamment du Cahier de vacances Prépas HEC et de Préparer l'examen d'entrée à Sciences Po. Publicité gratuite.

Au début, ça ne se passe pas trop mal, le « spécialiste » définit l'acquisition de nouvelles libertés par un poids exercé par le peuple sur les institutions, donnant pour exemple Stephane Hessel, le printemps arabe, Anonymous, les 99 % de Wall Street et les indignés de la Puerta del Sol, réduisant superbement Martin Luther King, et Gandhi à des mentions, et passant aux oubliettes Nelson Mandela, Rosa Parks et Lanza del Vasto.

Mais à un moment, Emmanuel Davidenkoff jette une brouette de merde dans le ventilateur : la « manif pour tous», suggère-t-il, serait animée d'un esprit de désobéissance civile parce qu'elle s'est soulevée contre une mesure qu'elle estimait « pas juste » !

Et Monsieur Eric Cobast, au lieu de s'insurger contre cet étron politique et philosophique, de répondre « Tout à fait, la manif pour tous illustre le conflit entre le légal et le légitime ».

Ainsi, l'égalité citoyenne, c'est « pas juste » ? Par contre, établir deux catégories de citoyens qui n'auraient pas les mêmes droits d'accès au contrat de mariage, ce serait « juste » ?
L'oppression, l’humiliation et la marginalisation d'une communauté, c'est « légitime » ?

Si l'enseignement que reçoivent nos cadres de demain est tout entier de cet acabit, le siècle à venir s'annonce chaud et orageux. 




Alors, j'ai été sur le site de l'émission, dans les commentaires, et j'ai posté ceci :


Cette émission est une honte.

La désobéissance civile est un devoir que s'arrogent les bons citoyens pour parfaire l'égalité et élargir les droits de tous les citoyens.
Or, j'entends votre journaliste dire que "la manif pour tous" relèverait de la désobéissance civile, et votre professeur spécialiste acquiescer cette inanité.

C'est tout le contraire. C'est la demande du mariage pour tous qui est une authentique désobéissance civile, parce qu'elle tend à étendre les mêmes droits à tous les citoyens et qu'elle le fait sans tromperie ni violence.

Elle est dans la ligne des Martin Luther King, Gandhi et Nelson Mandela qui ont œuvré pour l'égalité des droits.

La manif pour tous est une faction qui tend à établir l'inégalité des droits, à marginaliser une communauté, à classer les citoyens en catégories pour mieux en maltraiter certaines, elle prétend interdire à certains citoyens un droit que ses affidés possèdent déjà...

Vous noterez au passage qu'elle agrège comme un aimant tous les fascismes, droites extrêmes et religions intégristes qui sont des ennemis historiques de l’égalité et de la démocratie.

Honte à votre journaliste et à ce "professeur" de propager des idées de haine, de ségrégation, d'inégalité citoyenne et d'homophobie.

Et mon commentaire est en attente de validation par un modérateur. 

Validera, validera pas ?







12 heures plus tard, toujours pas validé...
36 heures plus tard, ça déraille effectivement.
Mon commentaire n'a pas été publié, -merci le débat-, mais un autre commentaire sur le sujet du lendemain  (peindre par téléphone... passionnant!)  est arrivé sur le forum sans que cela retienne l'attention du "modérateur".

La Manif pour Tous tire-t-elle les ficelles de cette émission ou est-ce un foutoir indigne du service public?





vendredi 26 juillet 2013

456° Dédicace spéciale à Christine Boutin.





Saint Pierre examine, comme il le fait toujours, l'homme qui vient de frapper à la porte du paradis.
C'est un vieillard à la mine altière, avec de grands cheveux blancs coiffés et arrangés avec soin, des vêtements très anciens, mais propres et bien mis, un beau regard profond, quoi qu'un peu perdu dans le vague.

« - Qui es-tu ? », lui demande-t-il.
« - Je ne connais plus mon nom, répond l'homme. J'ai beau faire, je ne m'en rappelle plus. Tout ce dont je me souviens, c'est que j'étais charpentier. Ah ça oui, c'est sûr, j'étais charpentier. J'ai aussi un étrange souvenir : j'ai un un fils, un fils quelque part, qui n'était pas vraiment mon fils, mais qui était mon fils tout de même, et les hommes me l'ont pris... »



Saint Pierre est perplexe. L'histoire est précise. Il y a beaucoup de monde au paradis, et on ne peut pas les connaître tous, fussent-ils importants. L'inconnu serait-il Saint Joseph ? Dans le doute, il téléphone à Jésus dans son bureau et lui demande de descendre à la réception.

Jésus arrive quelques instants plus tard. Le vieillard, que Saint Pierre avait fait asseoir sur un canapé en nuage du hall, se lève à son arrivée. Les deux hommes se regardent.
« - Qui es-tu ?», lui demande Jésus.
« - Je ne connais plus mon nom, répond l'homme. J'ai beau faire, je ne m'en rappelle plus. Tout ce dont je me souviens, c'est que j'étais charpentier. Ah ça oui, c'est sûr, j'étais charpentier. J'ai aussi un étrange souvenir : j'ai un un fils, qui n'était pas vraiment mon fils, mais qui était mon fils tout de même, et les hommes me l'ont pris... »

A ces mots, Jésus paraît très ému. Ses lèvres tremblent. Il ouvre les bras, s'avance vers le vieil homme, et l'étreint chaleureusement.

« - Papa ! » clame-t-il...
Cet accueil semble raviver la mémoire du vieil homme qui, à son tour, ouvre ses bras, enlace Jésus, et s’écrie :
«  -Pinocchio ! ».



lundi 15 juillet 2013

455° Le lobby gay a encore frappé.






Mes chers cons citoyens,

Je vous mettais en garde, il y a quelques jours, contre l'effroyable invasion de gays et autres LGBT dont notre beau pays est la cible.

D'aucuns m'ont traité de Cassandre, mes imprécations étaient pourtant prémonitoires : ces infâmes fornicateurs, qui s'insinuent par tous les trous dans notre société jusqu'à en agiter les organes les plus essentiels et les plus symboliques, ont osé, lors de notre fête nationale, parer la tour Eiffel, l'emblème phallique de notre belle capitale, des couleurs arc-en-ciel qui leur servent de signe de ralliement.




Pire, ils ont assorti cette ignominie d'un discours cosmopolite qui étend l'infâme égalité citoyenne qu'ils réclament pour leurs fesses à l'ensemble des hordes, tribus et ethnies diverses et bariolées qui, de jour en jour, par une action de sape et d'usure sans cesse renouvelée, tentent de pervertir l'admirable race gauloise qui fait la grandeur de ce pays.

Ainsi, ces voyous, non contents de réclamer l'égalité dans la fornication, exigent maintenant qu'elle soit appliquée à l'ensemble des religions, couleurs et différences dont ils déclarent s'enrichir.

Heureusement, nous, défenseurs des valeurs traditionelles de ce merveilleux hexagone, avons en commun un signe éclatant qui permet de nous reconnaître : la connerie.

Et cela, personne ne nous le prendra. On ne lâchera rien.

Alors, chers cons citoyens, brandissons très haut ces idéaux qui nous dirigent vers le néant auquel nous nous sommes voués corps et âmes, assumons cette volonté de mariner dans notre jus jusqu'à ce qu'il croupisse, bannissons de nos terres ancestrales tous ces soi-disant artistes qui prétendent se livrer à de la création, comme si la seule création qui vaille n'était pas la création de toute chose opérée par notre créateur, conservons à notre tour Eiffel la magnifique couleur caca foireux qui fait sa grandeur en toute circonstance et ne nous laissons pas abuser par quelques paillettes lancées par ces envahisseurs sodomites et bigarrés qui ont réussi à détourner à leur profit une fête qui nous est chère.




Nous avons déjà beaucoup donné, puisque c'est à cette révolution, que nous devons célébrer aujourd'hui malgré nous au risque de ne plus paraître français, que nous devons la mise à l'écart de notre sainte église, qui apporte à chacun de nous tant de plaisirs et de jouissances dans nos vies amoureuses. Alors, je vous le dis, étendons la lutte contre les minarets à l'éradication des tours Eiffel arc-en-ciel ; c'est la survie de notre valeur première, de notre connerie bien aimée, qui en dépend.

Jean-Marie, repasse moi la bouteille.

Alors, chers amis, portons un toast, pardon, une tartine, à notre idéal de merde, d'inégalité citoyenne, d'exclusion des plus faibles, et pour construire notre société, appliquons à la lettre le tri sélectif gentiment suggéré par nos ennemis écologistes.

Soyons fous, soyons barjots, rêvons à une société stupide et conne dont nous serions les rois.

A votre santé..



 *  *  *  *  *  *  *  *  *



Cet effet visuel était assorti, dans la bande sonore, du refrain d'Asimbonanga, de Johnny Clegg et Savuka. C'était donc en réalité un hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela.  l'Afrique du Sud avait été surnommée la «nation arc-en-ciel» par l'archevêque Desmond Tutu qui voyait dans ce symbole la juxtaposition des différents groupes qui composent la population du pays...






vendredi 12 juillet 2013

454° Pendant les travaux, la vente continue.







Je m'esbaudis lorsque j'entends un représentant des apothicaires expliquer à la télévision que les médicaments en vente libre, c'est un scandale et une imprudence qui vont priver le « consommateur » du conseil avisé d'un boutiquier responsable.

Pour ma part, chaque fois que j'ai été acheter un médicament dans une pharmacie, je n'ai jamais entendu le vendeur s’enquérir des autres médicaments que je prenais déjà pour m'éviter une éventuelle incompatibilité.
Au mieux, il s'abstient de me proposer de substituer un générique bien meilleur marché au produit que je lui demande, et au pire, il tente de m'en placer un nouveau, plus élaboré que le précédent, plus moderne, et surtout plus cher.
Alors, les acheter dans ces conditions ou sur internet, cela revient exactement au même... Sans compter que grâce à certains sites spécialisés, on a plus de chance de découvrir l’existence d'un générique sur internet que dans l'officine d'un Purgon, même bien diplômé.

Dans toutes les officines que je connais, les premiers mètres à partir de l'entrée sont occupés par des présentoirs de produits de beauté, savons, crèmes, onguents et remèdes miracles pour maigrir sans peau d'orange dont la vente requiert davantage la bosse du commerce qu'un diplôme universitaire. On y trouve balances, brosses,, miroirs, et d'autres articles de droguerie. Les médicaments, eux, sont au fond, comme une nécessité qui justifierait le bazar de la vitrine.
Est-ce par hasard que le vocable « officine », à l'origine employé pour désigner le laboratoire d'un pharmacien, est devenu, par l'usage du langage, le synonyme d'une boutique louche avec une arrière-boutique encore plus suspecte ?

Alors, qu'on ne distribue pas des produits critiques sans le filtre d'un spécialiste, je veux bien, mais observons que les spécialistes allemands, belges, hollandais et scandinaves ne vendent rien d'autre que ces produits de prescription, et bien souvent à la pilule plutôt que par boîtes entières.



La seconde information de la semaine qui m'a fait éternuer est la mode qui saisit certains pays asiatiques comme la Corée du Sud, le Japon, et s'attaque à la Thaïlande, et qui consiste pour les créateurs de mode à rechercher leur inspiration dans les uniformes et insignes nazis, dont ils semblent admirer le look « autoritaire » sans en connaître la symbolique funeste...
Ce regrettable effet de mode risque de faire tache d'huile dans tous les pays qui méconnaissent l'histoire européenne, et par extension, dans d'autres où, pour des raisons diverses, l'antisémitisme n'est pas une abomination...
Heureusement que nous n'avons pas que des John Galliano dans le milieu des fripes de luxe, mais il va falloir rester vigilant. L'alibi de la création artistique a parfois bon dos...




Quoi d'autre dans mes mauvaises humeurs que, fort heureusement, je dissous volontiers dans l'humour ?
L'appel désespéré de Jean François Copé à la charité publique pour renflouer son beauf-club, et dans lequel il dit et fait dire par Henri Guaino « qu'il s'agit de sauver le seul parti qui représente en France la droite et le centre... »
Cela signifie bien des choses : d'abord, que le centre, c'est bien la droite... Inavouée, honteuse, certes, mais la droite.
Ensuite que son aptitude à prendre les gens pour des imbéciles n'a d'égale que l'inclination des imbéciles à le croire : aucun parti plus que le sien n'a davantage flirté avec le Front National à l'occasion d'élections locales. Jamais cette frontière n'a été aussi floue que depuis qu'il préside ce parti, et c'est lui qui vient prétendre être un garant républicain ?

Il est vrai que le flou dans les convictions, c'est une donnée promue dès 2007 par Nicolas Sarkozy, qui a fait des propositions à de nombreux élus de gauche, sans d’ailleurs en attirer beaucoup dans ses filets, et que cet abandon des convictions humanistes est devenu au fil des ans le signe auquel on reconnaît la droite « décomplexée ».

Pour eux, les convictions, c'est juste un boulet que la déontologie attache aux chevilles des arrivistes et des politicards forcenés, et c'est donc une donnée à éradiquer...

© Lucky Comics

Et pour la bonne bouche, l'alliance de la carpe et du lapin : le nouveau parti que mesdames Boutin et Bourges, assistées de Monsieur Jean Claude Martinez, ancien vice-président du Front National veulent soumettre à la crédulité des foules réactionnaires et obscurantistes aux prochaines élections. Madame Boutin a même, pour cela, démissionné du PCD, le parti chrétien démocrate dont elle était la fondatrice.

Comme Tarzan, Christine Boutin vole de liane en liane pour tenter de ne jamais retomber par terre, abandonnant sans pitié tous les dévots qui avaient souscrit à son parti démocrate chrétien pour ..  pour... bonne question !.
Il apparaît de plus en plus clairement que ses obsessionnelles gesticulations n'ont pour seul but que de survivre de son fonds de commerce, qui commence pourtant à sentir de plus en plus la discrimination et le ranci idéologique..


dozone-parody.ragemag.fr

De même que les UMPistes prétendent représenter le centre alors qu'ils fraient effrontément avec l’extrême droite, madame Boutin arrive à transformer le message de l'église, plutôt charitable à l'origine, (tu aimeras ton prochain comme toi même), en une exhortation à la haine, à la discrimination et à l'exclusion de leurs droits républicains de toute une catégorie de citoyens.

Tout cela sans être homophobe, bien sûr. Le petit lapin allié à la carpe devient petit lapin de prestidigitateur.
D'ailleurs tous les dictateurs ont justifié leurs massacres par la recherche d'un monde meilleur pour leur pays... De même que c'est pour le salut de leur âme que l'église si chère à Mesdames Boutin et Bourges a brûlé les sodomites sur la place publique jusqu'à la révolution.



jeudi 4 juillet 2013

453° La carpe et le lapin sont bien complices...









Oui, je sais : l'information, dans sa multiplicité et sa sujectivité, devrait nous esquisser le monde de demain, mais en fait, ce flot pléthorique nous submerge, et il ne manque pas de site et de blogs pour nous en abreuver jusqu'à plus soif.

Je ne retiens donc que les petits événement qui me font rire parce qu'ils sont puissamment révélateurs de la duplicité de tous nos édiles.


Le premier est l'invitation faire par Nathalie Kosciusco-Morizet à Virginie Merle-Tellenne, alias Frigide Barjot, à venir partager thé et biscuits à son QG de campagne  pour débattre du dernier cri de l'homophobie française, et s'assurer quelques électeurs cathos, s'il en reste.
Nous avons d'un côté miss Deux-doigts qui croit pouvoir refuser l'égalité citoyenne aux homosexuels « sans être homophobe », et de l'autre côté, une carriériste tous-terrains qui prétend défendre le mariage pour tous mais s'abstient de voter pour.





 Ce qui est un total manque d'intelligence, car c'est la meilleure manière de se fâcher avec les deux parties.


Nous savons de quelles horreurs Frigide est capable à notre égard, nous savons maintenant qu'en dépit de ses déclarations, le bonheur et le statut républicain des millions d'homosexuels français pèse moins lourd aux yeux de NKM que ses perspectives de carrière...


La seconde est la bataille de cils qui fait rage entre Frédéric Mitterrand et Aurélie Philipetti, le ci-devant et l'actuelle ministre de la culture.
Tout s'est précipité à la suite du limogeage de Delphine Batho. Frédéric Mitterrand, qui perd rarement une occasion de se taire, s'est répandu dans les médias en disant que « François Hollande ne s'intéressait pas à la culture »  alors que lui avait eu la chance d'être le ministre d'un président passionné de culture, et que sous sa présidence la dotation ministérielle du ministère de la culture n'avait jamais faibli.
D'abord, souvenons nous qu'avec Sarkozy, c'est surtout la dette publique qui n'a jamais faibli, attendu qu'il l'a fait croître de 800 milliards d'euros...

Quand à la passion de Nicolas Sarkozy pour les choses culturelles, souvenons nous également que la France suivait avec apitoiement les progrès de ce mauvais élève du secondaire qui, sous la houlette de l'éclairée Carla Bruni, découvrait Maupassant, Stendhal et Le Clézio à cinquante ans et cachait difficilement son admiration pour Ferdinand Céline et son aversion pour La Princesse de Clèves, dont la fine analyse sentimentale devait lui rappeler de trop mauvais souvenirs.
Souvenons nous également de sa difficile répudiation de Stallone au cinéma et de Barbelivien dans ses ritournelles musicales.

Mettre Sarkozy et « culture » dans la même phrase, c'est comme vouloir associer « cuisine » et « anglaise » Le mélange est explosif, et l’auditoire explose aussi dans un grand éclat de rire.

Rappelons-nous aussi que la politique culturelle de Frédéric Mitterrand a laissé bien peu de place à la création et essentiellement soutenu la culture des classiques du patrimoine, ce qui est insuffisant pour assurer l'éclat du phare de la culture français dans les années à venir.


Du coup, Aurélie Filipetti rétorque que « Frédéric Mitterrand n'a fait que regarder passer les trains ».  , et qu'elle, au moins, les aiguille.

Consolons nous avec ces politicailleries. La vraie politique est une chose bien trop sérieuse pour être confiée à des politiciens.



mardi 25 juin 2013

452° Pas de salon pour le mariage gay...






Le salon du mariage gay a fait un bide ce dernier week-end, et le traitement de l'échec de cet événement par les médias est assez symptomatique. Ici et Ici..

La presse gay-friendly observe sur ce flop un silence consterné, manquant ainsi l'occasion de faire le procès de ceux qui n'ont rien compris.

Et ceux qui n'ont rien compris ironisent sur cet échec avec des arguments qui démontrent à quel point ils ne comprendront jamais.

L’illustration de cet abîme d'incompréhension est assez bien résumé par cet article  où l'on peut lire que :

« Pourquoi cet échec ? Parce que toute l’histoire du mariage des homosexuels tourne autour d’une poignée d’ultra-gauchistes, pas forcément gay d’ailleurs, dont l’objectif central est la destruction de toutes les valeurs sur lesquelles l’homme se construit et construit son équilibre. »

Il faut n'avoir rien compris au « mariage pour tous », soit par niaiserie, soit par volonté de discrimination et/ou par cupidité pour avoir imaginé un tel salon, et il faut faire preuve d'un militantisme dogmatique déconnecté des réalités pour imaginer que cet échec serait la sanction d'une mesure « voulue par une poignée de gauchistes »...

Cet échec, c'est essentiellement celui d'une tentative des marchands du temple de traire une vache à lait qui n'a pas envie de se laisser faire, et nous allons examiner pourquoi. 




La non-discrimination, c'est l'égalité. C'est pourquoi les gays n'ont jamais accepté de solution « spécial homo » du type CUC : ce serait un nouvel enclos administratif pour mieux les parquer, marquer leur marginalité. L'égalité voulait qu'ils bénéficient des mêmes dispositions légales que tous les citoyens, et c'est pour cela qu'ils se sont battus jusqu'à obtenir de relever de la loi générale du mariage applicable à tous les Français.

Alors, si les gays veulent un salon du mariage, ils iront au « salon du mariage » comme tous les autres citoyens qui partagent avec eux cette disposition légale d'intérêt général et qui trouvent intérêt à ce genre de manifestation.

J’ajouterai à cela qu'il existe déjà trois « salons du mariage », à savoir dans l'ordre de Google : le salon du mariage et du PACS  , le salon du mariage du Carrousel du Louvre  , et le salon du mariage « tout court »  pour ceux qui imaginent qu'un mariage doit nécessairement obéir aux formes les plus convenues et sont prêts à payer des fortunes pour se couler dans le moule antique et solennel des « justes noces » bien de chez nous.

Or les gays ont un mode de vie original, qui faute d'avoir été accepté pendant des siècles par les canons de la culture, a eu tout loisir de se développer de manière spécifique sur un terrain vierge de tout tabou et de toute obligation.
Alors, imaginer qu'ils voudront tous avoir un mariage de confection, estampillé « judéo-chrétien », préfabriqué pour « la famille modèle », c'est peut-être aller un peu vite en besogne.
Ceux qui veulent se rallier au mariage conventionnel pourront toujours visiter les manifestations existantes concoctées par les pros du commerce opportuniste. Ceux qui veulent autre-chose, justement, se garderont bien de se laisser récupérer par un nouveau piège tendu par des créateurs de besoins, des inventeurs d'envie et des conformateurs de clones.
Il devient donc clair qu'entre les uns et les autres, il n'existait pas de place pour un salon du mariage gay...


Alors, on efface tout et on recommence. Non, les militants pour le mariage gay ne sont pas tous de gauche (j'en connais de droite), et encore moins « ultra-gauchistes ». Dans toute cause, et chez les gays comme ailleurs, il y a de nombreux partisans qui espèrent, et un petit groupe de militants qui agit.
Les agitateurs de la Manif pour Tous répondent encore plus que « le lobby gay » à ce schéma d'un noyau activiste qui agite des foules, dans la mesure où les foules qu'ils soulèvent n'ont rien à gagner ni à perdre dans l'avènement du mariage pour tous, alors que la plupart des gays sont directement et personnellement concernés par l'égalité citoyenne de leur statut.

D'ailleurs, près de 70 % des Français se sont déclarés pour le mariage des homosexuels, ce qui ne permet pas aux partisans du refus de revendiquer les 30 autres pour-cent, -loin de là- , et les relègue donc impitoyablement au statut de minorité agissante dont ils accusent les autres.

Alors, le coup de la minorité, même agissante : stop. L'ensemble de la société n'est fait que de sous-ensemble qui sont les minorités. « L'intégration » des minorités ne signifie par la disparition de leurs particularismes, mais leur fusion dans un groupe plus grand qui est la société. 




Ensuite, à la différence de certaines « minorités » qui nous gouvernent et nous font subir leurs lois financières ou religieuses, la liberté revendiquée par les homosexuels de vivre leur vie, de s'aimer, et d'accéder au mariage « comme tout citoyen » n'enlève pas un iota de la liberté aux autres, ne change rien à la vie des hétéros et n'interfère en rien dans le mode de société qui est le nôtre, à preuve le devenir sans histoire des pays qui ont depuis des décennies adopté le mariage gay et où l'apocalypse et le déclin ne se sont pas produit, contrairement aux prévisions des homophobes.

Alors, tous les discours qui appellent au complot d'un lobby qui « sape les fondements de la société » me semble relever du fantasme le plus délirant de ceux qui auraient bien voulu être « des modèles de société », mais qui, par leur médiocrité et leur absence d'imagination et d'esprit de progrès restent désespérément des moutons du troupeau.



vendredi 7 juin 2013

451° Une Manif trop loin...









C'est l'information derrière l'information, l'arbre qui cache la forêt, qui mérite un petit examen cette semaine.

Car non seulement rien de ce qui nous arrive ne peut nous apporter la moindre satisfaction, mais ce que les médias nous en disent, les analysent qu'ils en font, et surtout ce qu'ils en oublient jettent l'observateur dans un océan de spleen.

Ainsi par exemple, les événements qui se sont enchaînés, et notamment l'affaire Tapie ont rejeté aux oubliettes les dégâts collatéraux en cascade provoqués par les errements de Frigide Barjot. On croit bien faire en l'oubliant : on a tort. Les battements d'aile de ses papillons papa-maman ont provoqué des cataclysmes non seulement dans les familles françaises, mais surtout jusqu'en Russie et en Afrique centrale.

Dans les familles françaises, il suffit pour s'en rendre compte d'écouter les carnets de bord des services d'écoute de SOS Homophobie,  qui font état d'une hausse exponentielle des drames et violences homophobes depuis que la marche pour tous a prétendu qu'on pouvait refuser des droits aux citoyens homosexuels sans faire d'homophobie.

Drames familiaux... Le Refuge croule sous les demandes d'asile de jeunes homos et lesbiennes jeté(e)s à la rue par des parents « légitimés » par le discours bleu et rose, mais aussi drames dans les écoles, les collèges, les immeubles, les quartiers...

En Russie, la presse a rendu compte des Manifs pour Tous avec des commentaires si sympathiques et partiaux que les Russes ont pris fait et cause pour le mouvement. Le terreau était fertile pour la graine homophobe : une église proche du pouvoir, intolérante et rétrograde, des groupes nationalistes bien « virils » très nombreux, une recherche effrénée de hisser « la Grande Russie » au-dessus d'un « Occident » supposé décadent en stigmatisant des libertés « au-delà de la ligne rouge », au premier rang desquelles on trouve tout naturellement l'homosexualité.

Ainsi, le projet de loi tendant à interdire les homosexuels de toute publication et de toute médiatisation est-il, depuis les premiers balbutiements de Frigide, devenu une vraie loi.
Les agressions se sont multiplié, dont certaines très sanglantes. Or celles qui ont les honneurs de la presse, avec commentaires désobligeants et homophobes à l'appui, ne sont que les plus effroyables. Notamment celle qui a vu, à Volgograd, le corps de la victime quasiment dépecé et éparpillé dans un parc....

Mais les milliers d'agressions auxquelles les victimes survivent tant bien que mal ne sont pas répertoriées : de peur de représailles, personne ne porte plainte. Sans compter que ni le ministère de la sécurité intérieure ni le ministère de la justice ne disposent d'un quelconque critère statistique qui permettrait de distinguer les agressions et meurtres homophobes des autres.

Voir entre autres ICI, ICI, ICI, ICI, et ICI ...

Un récent décret du Kremlin interdit maintenant de laisser partir des enfants à l'adoption si le demandeur est homosexuel. La Russie n'avais pas réagi aux treize premiers pays qui ont légalisé le mariage et l'adoption pour tous, mais le tapage médiatique de Miss Deux-Doigts les a fait trébucher sur la quatorzième marche...
Reste à savoir comment ils vont faire pour déterminer la préférence sexuelle des candidats à l'adoption...

En gros, depuis les vaticinations et piétinements de la Manif pour Tous et des comptes rendus qu'en ont fait les médias russes, la vie des homos russes est revenue à ce qu'elle était dans les années 60.

En Ukraine, la Gay Pride de Kiev, qui avait été autorisée, a été interdite 24 heures avant son déroulement.
Les autorités semblent avoir attendu avec malignité que tous les préparatifs soient faits et les invités étrangers arrivés dans le pays pour proclamer l'interdiction.

Au Nigéria, une nouvelle loi est votée: 10 ans de prison contre tous les homosexuels affichant publiquement leur relation et interdiction du mariage sans certificat médical d’hétérosexualité sous peine de 14 ans d'emprisonnement. La Manif pour Tous y a été citée en exemple comme « un sursaut de salut public ». Là encore, on fait comment pour le « certificat médical d'hétérosexualité » ? Le médecin devra-t-il donner de sa personne ?

En Zambie, grosse médiatisation autour de deux procès de militants LGBT, la presse présentant là encore la Manif pour Tous comme « un sursaut de salut public ».

Au Maroc, deux homosexuels ont été condamnés pour s'être tenu la main grâce à une loi très ancienne mais jamais abrogée, qui n'avait plus été appliquée depuis près de cinquante ans.

Même en Europe, dans la très catholique Lithuanie, on étudie maintenant une loi empêchant les homosexuels d'adopter, ce qu'aucune loi n'interdisait jusqu'ici. Pourquoi juste maintenant ?

Il convient donc de féliciter Frigide Barjot pour l'ensemble de son œuvre internationale.

En France, non seulement les homophobes de tous poils se sentent pousser des ailes et s'estiment légitimés à agresser des gays, des lieux gays ou symboliquement gay-friendly comme les permanences du PS un peu partout. Les voilà qui se prennent à fantasmer sur la non-légitimité d'un gouvernement de gauche pourtant bien élu, à montrer leurs muscles un peu partout et même à assassiner en pleine rue un étudiant qui avait l'intelligence de les prendre pour ce qu'ils sont.
Ajoutons, photo à l'appui parue dans la presse, que Clément Méric avait manifesté pour l'égalité du droit au mariage aux côtés des LGBT.

Quand on les interviewe, ils estiment « ne pas être entendus ». S'il suffisait de se faire entendre pour gouverner un pays, non seulement leurs groupuscules n'existeraient pas vu leur infime minorité, mais on imagine la pétaudière d'un pays gouverné par des braillards à gros biceps, effrayés par le futur au point de vouloir toujours recommencer le passé, incapables de créer, d'imaginer, de progresser, et n’ayant de repères qu'en exaltant les pages les plus sombres de notre histoire.

Tiens à propos, je m'offre une petite digression. Encore que, peut-être pas si hors sujet que cela...
Pas plus tard qu'hier, François Fillon, vous savez, ce grand progressiste qui avait d'abord parlé d'abroger la loi sur le mariage avant de vouloir se limiter à la « réécrire », a affirmé sur France 2 qu'il serait candidat à la présidence « par devoir, et pas par envie ». Cette déclaration a allumé un petit clignotant dans mon esprit de gauchiste tordu : le dernier à avoir fait preuve d'un désintéressement si exemplaire, c'était Pétain, qui voulait « faire don de sa personne à la France ».

Comme Fillon ne peut pas dire une connerie sans que Copé ne surenchérisse, et aussi en vertu du principe d'égalité, sachez que ce dernier vient de déclarer que si on veut interdire des groupuscules d’extrême-droite, il convient aussi faire le ménage à l'extrême-gauche. Comme si on pouvait mettre sur le même plan des individus qui veulent priver les autres de d'égalité des droits républicains et ceux qui travaillent au contraire à parfaire l'égalité des citoyens.
Cet amalgame est très typique du profil de l'individu Copé. Méfions nous des contorsions de cet énergumène...

Pendant que nos médias s'extasient sur le formidable activisme du gouvernement et la formidable obstruction de l'opposition, des petits curieux regardent par les fenêtres de notre pays, et voient des choses intéressantes :
Le FMI vient de reconnaître que le plan d'austérité appliqué à la Grèce le 11 mai 2010 était une connerie qui avait conduit à une catastrophe.
Alors ça, non seulement on l'avait dit et « on n'a pas été entendus », comme ils disent, mais maintenant qu'eux même l'avouent, personne, quasiment aucun grand média ne répand la nouvelle aussi largement qu'elle le mérite.

Il est vrai que l'assassinat de ce pauvre Clément Méric et les très puériles excuses de son meurtrier (« C'est lui qui a commencé ») occupent très largement nos médias, sans pour autant qu'ils ne s'étendent comme ils faudrait sur le réveil de l’extrême droite autour de l'homophobie...

Mais tout de même : un journal télévisé, ça dure une demie heure. Une journal, il y a plein de pages dedans. Auraient-ils peur d'un vrai « printemps français », pas de celui qui a pris ce nom alors que son programme ressemble bien davantage à l'automne, mais un vrai printemps ?

Bon, le mois de mai est passé, on est en juin, ce serait un printemps tardif. Les Français pensent plus à profiter de quelque repos avec les quelques deniers que la crise ne leur a pas encore piqué, mais tout de même...
La fachosphère n'est pas si regardante sur la qualité de ses raisons pour se fâcher.

Nous, nous avons de vraies bonnes raisons. Si on se fâchait ?






lundi 27 mai 2013

450° Elle a cassé son jouet....




Maintenant que Frigide Barjot a bien consciencieusement jeté de la merde dans le ventilateur, réveillé d'extrème-droite, sorti la fachosphère de sa léthargie et la cathospère de ses litanies, réveillé les homophobes de tous poils, fait descendre des millions de mal-baisés dans la rue, rendu la joie de grincer à tous les grincheux de l'hexagone, et même démontré qu'on pouvait diviser la droite plus qu'elle ne l'était déjà, Madame la Marquise de Deux-doigts se retire du champ de bataille.



« Je considère que la Manif pour tous a fait son temps » confie-t-elle au Point, non sans ajouter : « demander le retrait de la loi Taubira, ce n'est plus possible, (…) il s'agit de droits accordés à des personnes humaines ». 



 Et ça, elle ne s'en était pas aperçu plus tôt, avant de commencer son cirque, la miss rose-bonbon ?
Tous ses amis gays le lui ont dit, répété : le mariage est le dernier chapitre du code civil où perdure une inégalité de droits entre les hétéros et les homos...

Peine perdue : négligeant l'égalité citoyenne, et chevauchant les arguments imbéciles de l'incompétence supposés des homos à élever des enfants, elle s'est lancée dans la bataille sans espoir de la reconquête du moyen-âge, aux côtés de tout ce que la France compte de nostalgiques, de passéistes, d'obscurantiste et d'anti-républicains...

Et maintenant, l'égérie pratique un coïtus interruptus, avec des arguments qui ressemblent à de grosses croix de sparadrap sur une fierté cabossée, sur une défaite douloureuse, prétendant « exercer une influence » sur les élus locaux....

En fait, elle se retire prudemment d'un terrain livré aux loups et aux crocodiles de la politicaillerie : le lièvre qu'elle avait levé était trop beau pour rester vivant bien longtemps, c'était le prétexte rêvé pour les factieux de fachiser un petit coup, pour les arrivistes d'arriver un peu plus, pour tous les drogués à l'eau bénite de se shooter davantage et pour tous les médiocres qui ne manifestent jamais de montrer qu'eux aussi, comme à la CGT, savent agiter des pancartes, dussent-elles couvrir leur porteur de ridicule.

« Pousse-toi, tu gènes », lui disent les fachos, qui assument pleinement leur homophobie.
« Casse-toi pauvre conne » lui disent les UMPistes soucieux de récupérer les voix des petits vieillards craignos sans se demander s'ils seront encore de ce monde aux prochaines échéances électorales.
Clairement, elle ne fait pas le poids, Frigide.  Animer une boite de nuit, peut-être, mais un mouvement lourdement populiste avec un zeste d'extrême-droite plein de haine et de discrimination, il vaut mieux qu'elle oublie. On l'aura mal orientée à Pôle Emploi.

Comme elle a déjà perdu, en dépit de ses déclarations, 99,999 % des voix homosexuelles et que personne de sensé ne la suivra dans son remake de Monsieur Jourdain « de faire de l'homophobie sans le savoir », c'est le retour case départ, avec les nuits du Banana-café en moins, où on ne s'est pas fait prier pour lui faire savoir ce qu'on pensait de ses deux doigts.

Reste à traiter les cas douloureux de quelques jeunes gens malencontreusement embarqués dans cette galère, et qui se sont tellement compliqué la vie à écouter les prèchi-prêchas des divers sexologues intervenus dans cette aventure que leur coming-out est devenu aujourd’hui une opération vraiment préoccupante. Mais nous avions des assoces efficaces pour ça, les gars...



Il faudrait dire à Charles-Henri, Charles-Edouard, Charles-Louis, Charles-André et Charles-Philippe que s'ils tiennent à s'agenouiller devant des hommes virils ayant de grosses matraques, il existe des boites pour ça. Dans la rue, ça risque de choquer les enfants qui ont un papa et une maman.

Ne manquez pas de visiter une page Facebook tout à fait branchée sur le sujet : Les Prières de Soeur Marie-Roberta.



jeudi 23 mai 2013

449° Fallait pas jouer avec le feu...








Les masques sont tombés. Les petites promenades du dimanche des « gentilles familles » de la manif pour tous ne font plus illusion. Frigide Barjot a voulu jouer avec le feu, et maintenant, elle se brûle.

La voilà qui se demande maintenant si elle va aller manifester après-demain, maintenant qu'elle a innocemment accroché au mât de cocagne un objectif, l'homophobie déguisée, qui appâte autant l’extrême droite, les hypercathos, les factieux que les autres anti-républicains et les allumés religieux de toutes sortes.

Maintenant qu'elle a tout mis sens-dessus-dessous, elle appelle au secours parce que les vautours et autres charognards de d'extrème-droite tournent autour de ses pompons roses ?

Car, contrairement à la charitable analyse que font d'elle les plus modérés de ses contradicteurs, elle n'est pas intelligente. Personne d'intelligent n'aurait été se mettre dans pareille situation, oie blanche au milieu d'un marigot de crocodiles. 




 La manif-pour-tous ?   Euh... Là au milieu...


D'abord, croire qu'on peut refuser un droit républicain aux citoyens homosexuels sans être homophobe, cela relève, au delà de la plus sotte candeur, de la pire imbécillité dans l'incompréhension de la loi : discriminer un citoyen au regard de ses préférences sexuelles, c'est de l'homophobie. Or l'homophobie est un délit. Croire échapper à ce dilemme, c'est se mentir à soi-même dans une illumination mystique.

Propager partout des prédictions digne de Cassandre en affirmant que le mariage pour tous va précipiter l'effondrement de la société, c'est répandre des fausses nouvelles dans le but de créer du désordre public. Dans les nombreux pays où le mariage pour tous est en vigueur depuis des années, rien ne s'est effondré, et les agressions homophobes ont même diminué.

Affirmer que le mariage est réservé aux seuls couples capables de procréer, c'est priver de mariage tous les couples sans enfant, pour des raisons aussi diverses que la maladie, l'âge, ou simplement le désir de ne pas en avoir.




Parler de déni de démocratie parce que la minorité qu'on représente n'est pas « entendue » par les pouvoirs publics élus par une majorité, c'est justement ne rien comprendre à la démocratie.
7 % des Français vont à l'église, près de 70 sont favorables au mariage pour tous, et le peuple souverain a envoyé à l'Assemblée Nationale une large majorité de députés qui ont voté cette loi.

On voit bien que la droite n'a pas l'habitude de manifester : s'il suffisait de balader quelques pancartes dans la rue pour voir ses fantasmes se réaliser, il n'y aurait, justement, plus de démocratie, plus de république, plus rien d'autre que le chaos... 



Maintenant, toutes les nostalgiques de moyen âge veulent prendre les commandes du char de la manif pour tous, alors que le véhicule a été construit dans l'insouciance par quelques familles bêtasses et ringardes qui n'ont pas écouté d'autre avis que celui du curé en chaire pour se faire une opinion.

Et voilà que par le prompt renfort des nervis d’extrême droite, des fachos d'un occident mal vieilli, des intégristes affidés à de vieux grimoires de source improbable et de toute manière mal compris, le doux carnaval des bourgeois des beaux quartiers se transforme en une horde sauvage qui s'attaque au pouvoir républicain, le char à bancs fleuri des papas-mamans se métamorphose en panzer foudroyant, leurs jolies têtes blondes en boucliers humains, et les CRS si souvent appelés à la rescousse pour protéger l'acquis des nantis en agresseurs sauvages de fils à papa désœuvrés...

Si Frigide ne va pas à la manif, elle dira que c'est parce que l'ordre n'est pas assuré à cause de Valls, si elle y va et qu'elle se fait écharper, ce qui est probable, elle dira que l'ordre n'est pas assuré à cause de Valls, mais jamais elle n'avouera que c'est elle qui, la première, a agité le chiffon rouge devant le taureau piaffant des phalanges fascistes et des légions des croisés...

Plus fort : la loi prévoit que toutes les associations qui fonctionnenet grâce au mécénat rendent leurs comptes publics. Dès la première manif pour tous, le trésorier s'était vanté d'avoir recueilli 700 000€. Où sont les comptes ???

Pour dimanche prochain, la manif pour tous déclare dans la presse s'être assuré les services de trois sociétés de sécurité privées. D'où vient l'argent ?

Au moins, on en aura fini de Boutin. Par sa dernière déclaration, elle s'est définitivement exclue de toute intervention sur le terrain politique et républicain, en affirmant qu'elle obéissait à des lois « plus fortes que celles de la république ».



Oui, il faut mettre de l'ordre. Réclamer des comptes à ceux qui « ont les moyens » de troubler l'ordre public, affirmer qu'une loi dûment votée par une majorité dûment élue est légitime et incontestable, que c'est justement cela qui s'appelle la démocratie, et que prétendre le contraire, c'est de la sédition, ce qui, tout comme l'homophobie, constitue un délit.

« Quand on prend des vessies pour des lanternes, eh bien... On se brûle ».

Pierre Dac.


Voir ICI  un article intéressant du Nouvel Obs sur le même sujet...


samedi 18 mai 2013

448° Quel accouchement !







Sans doute ne sommes-nous pas au bout des gesticulations et épilepsies homophobes qui ont marqué si douloureusement la longue gestation de la loi sur le mariage pour tous.

Ce qui n'était au départ qu'une mesure d'égalité républicaine et de reconnaissance citoyenne a provoqué, par le truchement de quelques arrivistes en mal de talent et de quelques politiciens prêts à la plus imbécile contradiction pour se démarquer de leurs opposants, une vague de haine homophobe, de discrimination et d'intolérance à un niveau inégalé depuis Vichy.


Au moins, les masques sont tombés. Le vote a montré qu'à l'UMP, sur plusieurs centaines de députés, il n'y en a pas dix qui considèrent que les homosexuels sont des gens comme tout le monde.
Le pays des droits de l'homme où nous croyions résider a quand même souffert d'une fièvre purulente qui rentrera dans l'histoire. Le bêtisier des déclarations homophobes entendues en quelques mois doit rester dans nos archives pour être rappelé lorsque leurs auteurs prétendront se faire élire ou réélire....
La droite bigote nous a insulté, traîné dans la boue, considéré comme des Français de seconde zone, avec des droits inférieurs aux autres, nous a traité de pédophiles, de violeurs d'enfants, d'incapables, de contre-nature et de bien d'autres choses épouvantables pourtant inconnues des évangiles.

Les gays de France sauront s'en souvenir à l'approche des prochaines élections, et rappeler au bon peuple avec tous les détails nécessaires quels monstres froids et pleins de haine réclament leur suffrage.



Il nous reste à subir l'écoulement jusqu'à l'égout de tous les miasmes de frustration, de domination blessée et d'arrogance brisée de ceux qui ont cru qu'il n'y avait pas d'autre moyen de s'aimer que le leur, celui décrit dans leurs livres poussiéreux, et transmis par leurs arrière-grand-mères...

Encore a-t-il fallu que, ce matin, en signant la promulgation, le président Hollande se fende d'un avertissement à l'attention des séditieux qui n'acceptent pas les lois de la République, qui parlent de démocratie et de voix du peule pour les contester alors qu'ils ne représentent que quelques litanies de sacristie et quelques vaticinations de café du commerce. J'espère que cette déclaration d'intention ne restera pas incantatoire et que ceux qui viendront troubler des cérémonies républicaines de mariage seront bel et bien arrêtés en condamnés en conséquence. La sédition a assez duré et la guerre sainte n'a pas sa place dans ce pays.

Stop aux discours où le sens des mots est tordu, où les obscures démonstrations ne sont que d'inextricables nœuds de sophismes, où les fantasmes des crédules prétendent faire la loi et où les  soi-disant bonnes intentions ne sont que de pures impostures.

Hier soir déjà, une bande de conjurés a joué à cache cache dans Paris avec la police, hurlé sa bêtise à la face des journalistes et prétendu représenter une France qui aurait pourtant bien honte de leur ressembler.

Il faut que les Boutin, Barjot et autres bons et mauvais Gibaud comprennent que dorénavant et plus que jamais, plus ils en feront, plus ils se couvriront de honte et d'opprobre, plus ils saliront leur cause, fatigueront l'opinion publique de leurs extravagances et se verront exclure par un pays qui a autre chose à faire que d'entendre les jérémiades de leurs pauvres fantasmes contrariés.